J'ai besoin de vider ces choses là, ces choses qui se foutent tout au fond de mon coeur et qui sont serrées.
Par où commencer ? Il est vrai que j'ai été une super emo bang bang <3 <3 et tout ça. (D'ailleurs j'ai toujours des niaiseries textuelles comme: ^^, -_-', =D*) Mais bon, je devais avoir 15 ou 16 à tout péter. J'ai compris qu'il ne fallait pas s'accrocher aux choses instables, et j'ai continué à avancer à peu près sereinement. J'ai fais mon "coming out" à mes parents lors de mes 17 ans. Et ce fut une période compliqué. Entre ma mère qui ne comprenait pas "Mais qu'est ce que j'ai mal fait ? Est-ce que c'est de ma faute ?" et mon père "Tu sais Jessica, ce n'est qu'une passade, certaines personnes passent par là, tu t'en rendra compte, ça va te passer." Seule ma grand-mère (qui s'en doutait) a très bien accepter la chose et m'a beaucoup aidé. J'ai raté mon bac. Et j'avais l'impression que le mot "échec" décrivait toute ma vie. "Par chance" une des filles que j'aime le plus sur terre et c'est plus que des sentiments, l'avait loupé aussi. Aurélie. On a à peu près tout louper ensemble. Mais on a aussi réussies. J'ai donc redoublé ma terminale. Je me souviens déjà de ce goût de rentrée, un peu fade et un peu trop superficielle. Mais je me souviens surtout d'Elle. Elle m'obsédait, me fascinait. Je n'arrivais pas à regarder autre chose qu'elle, je tentais toujours de m'asseoir à proximité pour essayer de la connaitre. J'ai finalement finit par questionner des amis pour en savoir plus car elle n'avait aucunes relations dans la classe et séchait souvent les cours... Elle était, et elle est toujours magnifique. J'ai apprit pas mal de choses sur elle, surtout des rumeurs, des conneries et des passages inaudibles. Alors je me suis dis que merde, j'avais envie de lui parler, alors je l'ai fait. Je me suis prit des vents monumentaux ^^'.
___________ Silence sur ma vie.
Je suis frustrée et je fous encore une fois le terme "échec" sur ma vie mais sentimentale cette fois ci. Et puis c'est à mon tour, les rumeurs, les insultes, les menaces... "Ne touche pas à M. sale lesbienne, elle est pas comme toi, et son mec va te défoncer." Vous imaginez la connerie des gens... qu'est ce que ça pouvait bien leur foutre. Moi en tout cas, rien. Nos regards se croisaient, ou plutôt je n'arrivais pas à ne pas la fixer. (Je suis un peu psychopathe sur les bords.) Un jour M. est arrivée défoncée en cours, elle a fait un malaise et je ne me suis jamais autant inquiétée pour quelqu'un. Et puis je n'ai plus été en cours. Je prétextais être malade. Je ne voulais plus rien. Non pas à cause de son malaise, mais je m'étais rendue compte que c'était totalement taré d'aimer Cette Fille. Aurélie m'a stimulée. Elle parlait quelque fois à M. Histoire d'emprunter un cours ou une clope. Aurélie a fait une soirée, bien sûr j'étais de la partie, et M. aussi. Mais je ne le savais pas. D'ailleurs personnes le savait vraiment. Ce sont des coups de téléphone lors de la soirée, des potes qui invitent des potes etc. Bref, M. s'est retrouvée dans le lot avec son copain... qu'elle avait d'ailleurs sauvagement tromper à cette soirée. On était tous totalement saouls, j'étais bien. Elle est venue me parler, elle était plus que saoule, mais toujours magnifique. Elle me racontait sa vie et je ne pouvais que boire ses paroles. Elle racontait des histoires que je n'avais jamais entendue, sa façon de glisser les mots était parfaite. Putain. J'avais envie de l'emmener, de la kidnapé, peu importe, je voulais qu'elle comprenne.
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